Shizengaku

Imanishi Kinji
Imanishi Kinji

“(…) la coopération était pour Imanishi le moteur de l’évolution, et il rejetait l’idée que la compétition intraspécifique et la lutte interspécifique étaient au fondement de la sélection naturelle. Imanishi soulignait ainsi l’existence de liens et d’interactions harmonieuses entre les êtres vivants, mais il insistait surtout sur le fait que, selon lui, les unités écologiques les plus importantes étaient les sociétés, en dehors desquelles nul individu ne pouvait survivre. Les individus se rassemblent non pas pour la reproduction mais parce qu’ils ont des besoins en commun, qu’ils peuvent satisfaire grâce à la collaboration. Davantage intéressé par les groupes coopératifs que par les monades compétitives, son shizengaku est, affirmait-il, une théorie japonaise de l’évolution, distincte du système darwinien qui puise ses racines idéologiques dans l’individualisme occidental.

Hugh Raffles, Insectopédie, Wildproject 2015.