Le mystère Henri Pick

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Très amusant hommage à la bibliothèque des manuscrits refusés imaginée par Richard Brautigan dans L'avortement, que j'ai lu et adoré il y a quelques mois - je crois même que c'est un de mes livres préférés de tous les temps. Foenkinos invente une bibliothèque similaire à Crozon, au bout du Finistère, où vont se perdre des manuscrits refusés par les éditeurs. Un jour, une jeune éditrice et son amant écrivain y découvrent un manuscrit extraordinaire rédigé en secret par un pizzaiolo, mort depuis. C'est drôle et sans façons, je le dévore dans le train Morlaix-Paris. C'est mon premier Foenkinos, sûrement pas le dernier.
Par contre, je vois avec horreur qu'une adaptation cinématographique avec Fabrice Luchini va sortir dans quelques jours, et je me dis qu'il va bouffer tout le sel de cette jolie histoire...

« Cela avait donc existé, et c'était peut-être ça le plus important. Oui, cela avait existé. Tout comme les récits lumineux qu'elle formait au cœur de son obscurité. La vie possède une dimension intérieure, avec des histoires qui n'ont pas d'incarnation dans la réalité mais qui sont pourtant vécues. »
David Foenkinos, Le mystère Henri Pick (Folio Gallimard, 2016, p. 305)

Pizzaiolo, 1830 Pizzaiolo, 1830. Source.

Donner à lire

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« Quel pédant inventa le mot bibliothèque, laissant le mot français librairie aux Anglais ? (…) Le mot [bibliothèque est] nouveau, barbare, mal acclimaté en France, après plusieurs siècles d’essai. [Il] sert à désigner des livres que l’on conserve au lieu de les donner à lire. »
Eugène Morel, La Librairie publique, Paris, Armand Collin, 1910, cité par Frédéric Barbier dans Histoires des bibliothèques, Armand Collin, 2013.
Eugène MorelEugène Morel. Source : Archives de Levallois-Perret.

Arcade Huang

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« L'Asie est alors objet, art et imaginaire, elle n'a encore rien d'humain, ou alors ce sont quelques « bête curieuses » qui débarquent et sont exposées dans la capitale en tant que « chrétiens convertis »,« spécimens rares » ou « princes exotiques »... À l'exception de quelques destins particuliers, comme celui du Chinois Arcadius Hoang (Arcade Huang), qui épousera en 1712 une Parisienne et travaillera plusieurs années à la Bibliothèque royale de Paris (...). »
- Pascal Blanchard & Éric Deroo, Le Paris Asie, La Découverte, 2004, p. 10

On trouve bien peu de choses en ligne sur ce mystérieux Arcade (quel prénom !) Huang... Si ce n'est cette fiche Wikipédia, et ce livre écrit par Danielle Elisseeff, disponible à la Réserve centrale des bibliothèques de la Ville de Paris. J'aurais aimé voir son image. J'essaye de l'imaginer, bibliothécaire chinois trottinant le long de la rue de Richelieu, dans le Paris du début du XVIIIe...

Louis-René Boquet, Chinoise et Chinois, maquette de costumes, XVIIIe. Source : Gallica / BNFLouis-René Boquet, Chinoise et Chinois, maquette de costumes, XVIIIe. Domaine public. Source : Gallica / BNF
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