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Byung-Chul Han

La société de transparence

« C'est précisément l'absence de transparence de l'autre qui maintient la relation en vie. (...) Il manque précisément à cette contrainte de la transparence cette « tendresse » qui ne signifie rien d'autre que celle du respect face à l'altérité que l'on ne peut totalement éliminer. Face au pathos de la transparence qui s'empare de la société actuelle, il serait nécessaire de s'exercer au pathos de la distance. La distance et la pudeur ne se laissent pas intégrer dans les circuits accélérés du capital, de l'information et de la communication. Ainsi, tous les espaces de repli discrets sont éliminés au nom de la transparence. Ils sont exposés à la lumière et exploités. Le monde devient toujours plus impudique et plus nu.

Byung-Chul Han. La société de transparence. Trad. Olivier Mannoni. PUF, 2017, p.8 ? (éd. numérique)

Ici je pense à Simone Weil (« s'aimer soi-même comme un étranger ») et à Hartmut Rosa (« rendre le monde indisponible »).

Byung-Chul HanByung-Chul Han. Photo issue du blog Arkadija. nuage zéro ☁ écrit à la main en HTML+CSS et rien d'autre ☁ j'aime pas les cookies, je préfère les brownies ☁ CC-BY-NC-SA = vous êtes libres de partager cette page, sauf pour faire du fric, merci