Hier soir j’ai regardé au hasard ce film portugais qui passait sous mes yeux. Un noir et blanc hypnotique, des visages de femmes sculptés par la lumière, des voix qui murmurent en portugais, des amours secrètes… Je me suis endormie avant la fin, hésitant entre l’admiration et l’ennui. Mais quoiqu’il en soit, je dois à ce film la découverte de cette sublime interprétation , par la pianiste Joana Sá, de Insensatez, peut-être la plus belle chanson du monde, une de mes chansons préférées de Antônio Carlos Jobim, dont les accords subtils me pincent le cœur d’une façon extraordinairement délicieuse… Ici, c’est une pluie d’étincelles.

Tabou

Vai meu coração
ouve a razão
usa só sinceridade
Quem semeia vento,
diz a razão,
colhe sempre tempestade


Vinicius de Moraes
Insensatez - musique Antônio Carlos Jobim (1963)